dimanche 15 avril 2012

Pourquoi Ali Bongo et son gouvernement n’agissent pas contre les crimes rituels? Ils protègent qui?

La photo qui accompagne ce texte montre un crime rituel commis le 11 avril 2012. Il y a quatre jours.

Entre janvier 2011 et mars 2012, la presse a fait état, au Gabon, de plusieurs crimes et meurtres rituels : des crimes de Tchibanga, Makokou, Mekambo, Boué, Oyem, Lambaréné, Mouila, Ndjolé, plusieurs à Libreville, etc. Des magistrats ont entrepris des enquêtes pour mettre en prison les coupables de ces crimes. Malheureusement, les Magistrats n'ont pas les mains libres pour traiter ces dossiers. La volonté politique pour mettre à l’abri les commanditaires de ces crimes bien connus a fait clore toutes les enquêtes. Les Magistrats priés de regarder ailleurs, les plus récalcitrants mutés tous azimuts dès lorsqu'ils n’observent pas les consignes données en clins d’œil. Que le Président qui se dit indigné agisse au lieu de faire du blablabla comme s'il découvre l’existence de ces crimes et meurtres maintenant. Il est le patron, depuis 18 ans, des services de renseignements du Gabon. Il sait depuis longtemps ce qu’il en est de ces crimes. S'il est incompétent à cause de certains liens, qu’il laisse faire les magistrats, on verra bien ce qu’ils découvriront. Je demande à tous ceux qui sont des émergents patentés de l’inciter à mettre en place une commission nationale d’enquête sur les crimes rituels avec des pouvoirs judiciaires élargis. Il dit vouloir faire du Gabon un pays émergent. Il doit donner au système judiciaire son indépendance pour la préservation de la sécurité de tous les citoyens. C’est une honte que de le voir se cacher derrière une indignation de façade. Qu'il montre qu'il est vraiment préoccupé par ces crimes.

Joël Mbiamany-N’tchoreret

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