mercredi 3 octobre 2012

Les Origines de la Convention de la Diaspora Gabonaise

Procès-verbal de la conférence du 14 avril 2012
Le 14 avril s’est tenue une réunion de quleques leaders de la diaspora via skype. Cette réunion faisait suite à d’autres réunions tenues en février 2012 et au conclave de la diaspora en mars 2011

Prenaient part à la réunion

M. Joel Mbiamany-N’tchoreret,
M. André Bouassa,
Dr. Ella Nguema et le
Dr Jean-Aimé Mouketou.

1. L’ordre de jour de cette réunion était informel. Il s’agit davantage d’un entretien entre compatriotes sur les difficultés relatives à l’éclosion d’une véritable force d’opposition au Gabon en vue d’entamer le changement politique attendu par l’ensemble des Gabonais progressistes. Cet entretien faisait suite à divers entretiens tenus antérieurement en duo ou en trio entre les participants de la réunion.

2. Vu l’absence d’un ordre du jour formel, le début des échanges fut un peu laborieux. Au fil des discussions néanmoins, la finalité de la rencontre s’est peu à peu peaufinée pour laisser place à un consensus sur la direction à prendre par rapport aux attentes des participants.

3. Lors des échanges initiaux, M. Bouassa a fait le tour d’horizon des entretiens antérieurs. Ensuite, il est revenu sur la rencontre de certains membres de la diaspora tenue au New Jersey aux États-Unis en mars 2011. Au terme de la conclusion de ses observations, il est apparu qu’une rencontre pour rassembler ou coaliser les Gabonais de la diaspora est impossible quand certains veulent profiter d’un tel rassemblement pour faire mousser des ambitions politiques personnelles.

4. Également, il a été constaté que quand les participants manifestent leur ego au lieu d’agir avec humilité, il est difficile de constituer une direction de la diaspora en vue des luttes pour le changement politique au Gabon.

5. Il est également impossible d’entraîner une cohésion de la diaspora de même qu’à la détermination consensuelle des objectifs et même des moyens de lutte pour la libération politique du Gabon si la finalité de la lutte du mouvement n’est pas préalablement circonscrite.

6. Pour cela, dès le départ des échanges, il a été convenu après la prise de parole de chaque intervenant, de mettre de côté la quête d’un chef et de plutôt viser la détermination de la finalité d’un mouvement politique de la diaspora par rapport à la situation politique du Gabon.

7. Aussi, les participants ont convenu que pour la réussite du travail à faire en vue de la constitution du mouvement de la diaspora qu’il sera louable que ce travail se fasse en équipe restreinte avec des personnes n’ayant pas d’ambitions de devenir candidat à l’élection présidentielle ou posséder des visées politiques personnelles à court et moyen terme. Il s’agirait alors de mettre en place un noyau autour duquel viendraient se greffer d’autres compatriotes.

8. Le Dr Jean-Aimé Mouketou a par la suite exposé les contraintes de la constitution d’un mouvement de la diaspora qui serait efficace et notamment la détermination des ambitions d’un tel mouvement.

9. Le Dr Ella Nguema a à cet égard brossé un ensemble d’objectifs qui pourraient être visés par les échanges du jour tout en faisant des constats sur les discussions des entretiens antérieurs. La prise de parole du Dr Ella Nguema a permis d’orienter l’objectif de l’entretien du jour : esquisser un cadre de réflexion sur la constitution d’un mouvement politique de la diaspora et l’objet politique de ce mouvement.

10. Pour sa part, M. Joel Mbiamany-N’tchoreret a proposé de considérer le travail qui a été fait par la société civile notamment la détermination des points essentiels du combat politique au Gabon : les 13 points élaborés par la société civile et qui ont pour position focale la tenue d’une constituante pour la mise à plat des institutions de la République.

11. Pour cela, le Dr Ella Nguema a suggéré un travail qui se ferait en collaboration entre le mouvement de la diaspora à naître, l’opposition politique au Gabon et le mouvement de la société civile «Ça suffit comme ça». Le Dr Ella a suggéré que le mouvement de la diaspora soit institué dans le prolongement du travail de terrain que mènent l’opposition et la société civile au Gabon.

12. M. André Bouassa a émis des réserves sur la proposition du Dr Ella Nguema considérant que le mouvement de diaspora devrait être une entité autonome, même s’il faut travailler en étroite collaboration avec la société civile et l’opposition politique sur le terrain au Gabon. Une telle collaboration étant considérée par l’ensemble des intervenants comme inéluctable.

13. Au vu des propositions faites par le Dr Ella Nguema et M. André Bouassa, le Dr Jean-Aimé Mouketou, M. Joel Mbiamany-N’tchoreret a donné des indications sur la nature et les fonctions que ce mouvement de diaspora devrait posséder.

14. M. Joel Mbiamany-N’tchoreret a suggéré que le mouvement ait pour fonction principale de coaliser les différents acteurs du changement politique afin d’instituer une force de politique cohérente et efficace par rapport à la lutte politique à mener.

15. Aussi, il a fait valoir la nécessité de la tenue d’un sommet patriotique pour convenir au sein de l’opposition du type de combat à mener et des moyens d’action à mettre en œuvre. Il a proposé que ce sommet se tienne au Gabon ou en France. Il regrouperait les chefs de la diaspora, les chefs de la société civile du mouvement ça suffit comme ça, des chefs des syndicats des enseignants, des transporteurs, des commerçants, des étudiants, etc.

16. Le Dr Ella s’alignant sur la proposition faite par M. Joel Mbiamany-N’tchoreret a pour sa part suggéré de fédérer les Gabonais de la diaspora en pôle avec un minimum de forum. Ensuite de faire une rencontre des différents pôles comme dans un congrès des Gabonais de toutes les diasporas. Cette rencontre permettra de faire la conjonction d’idées sur la manière de faire sortir le pays de l’impasse politique.

17. Il a donc été retenu qu’un sommet patriote de la diaspora soit tenu au mois d’octobre ou novembre 2012 en Europe.

Fait à Toronto le 16 avril 2012

Le rapporteur de la séance

Joël Mbiamany-N’tchoreret



mardi 2 octobre 2012

Faut-il craindre un tsunami financier?

Connaissez-vous la théorie du cygne noir (Black Swan Theory)? Les Européens ont longtemps cru que tous les cygnes étaient blancs… jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il y en avait des noirs en Océanie. Le cygne noir représente donc un événement imprévisible et très rare.

Selon le créateur de cette théorie, Nassim Nicholas Taleb, on sous-estime souvent le prix d’un événement qui a très peu de probabilité de se réaliser.

On pouvait difficilement s’imaginer que deux avions anéantiraient des tours aussi imposantes que celles du World Trade Center. C’est pareil pour l’accident nucléaire de Fukushima au Japon. Pourtant c’est arrivé…

Selon le Globe and Mail, les plus gros gestionnaires institutionnels de la planète craignent qu’un tel événement rare se produise dans les douze prochains mois.

Faut-il craindre un tsunami financier?

Le cas de Lehman Brothers

L’instabilité de la zone euro pourrait perturber gravement l’économie mondiale, affirme 71 % des 300 investisseurs institutionnels interrogés par State Street Global Adviser.

Ces gros fonds de pension, gestionnaires de portefeuilles et banques privées appréhendent un effet en cascades qui paralyserait la croissance mondiale causant des perturbations semblables à celles qui ont mené à la banqueroute de Lehman Brothers.

Outre les problèmes en Europe et la crainte de l’effondrement de l’euro, on redoute le ralentissement de l’économie chinoise, une crise du pétrole et les bulles que peut créer un excès de liquidités.

Comme le rappelle l’article du Globe and Mail, lorsque la banque d’investissement Lehman Brothers a déclaré faillite en septembre 2008, la plupart des stratégies de protection n’ont pas fonctionné. Les obligations du gouvernement américain ont même connu des rendements négatifs pendant cette période. Il n’y avait aucun acheteur, la liquidité était absente.

Argent sous le matelas...

Un gestionnaire de portefeuille d’actifs américains raconte qu’à cette époque « le plus sûr, c’était de garder son argent en dessous de son matelas ». Il va même jusqu’à suggérer que c’est peut-être encore la meilleure stratégie aujourd’hui, puisque l’inflation est basse.

La peur incite les investisseurs à garder un pourcentage élevé de liquidité. Certains fonds auraient jusqu’à 40 % de leurs actifs en espèces, ajoute ce gestionnaire. Habituellement, ce pourcentage dépasse rarement 5 %.

Relativiser les craintes

Il faut tout de même relativiser ces craintes en rappelant qu’un nouveau « crash » mondial est peu probable. Ces investisseurs institutionnels sont peut-être sujets à des biais cognitifs liés à leur expérience de 2008.

Mais tout est loin d’être rose. D’importants risques économiques subsistent. Le nouveau programme d’achat d’obligations de la Banque centrale européenne et la politique de taux près de zéro jusqu’en 2015 aux États-Unis en témoignent.

samedi 15 septembre 2012

DÉCLARATION UNION DES FORCES DU CHANGEMENT DU 15 septembre 2012

Lue par le President Pierre-Claver MAGANGA MOUSSAVOU. PSD

Le Président Ali BONGO ONDIMBA, a cru devoir réunir un Parlement non représentatif de la sociologie politique du Gabon aux fins de stigmatiser le repli identitaire, la xénophobie et d’opposer un refus à la tenue d’une Conférence Nationale souveraine.

Par ailleurs il a profité de l’occasion qu’il s’est offerte pour prôner l’antagonisme entre jeunes et moins jeunes comme pour se venger de ce qu’il aurait été victime de l’ostracisme des vieux à la Conférence Nationale de 1990. Voilà un Président qui a la dent bien dure et la rancune tenace. Comme qui dirait « il a le mauvais cœur » !

Il aurait pu s’arrêter là mais il ne s’est pas privé de présenter un catalogue de projets à transformer de façon comminatoire en une loi d’Orientation. A ce propos, l’UFC rappelle à un Chef d’Etat qui confond sa fonction à celle de Premier Ministre car il veut être tout à la fois, qu’il lui faut d’abord abroger l’autre loi d’Orientation qui existe déjà, loi d’Orientation de la Stratégie du Développement économique et sociale en République gabonaise N°21/2005 du 10janvier 2006 pris en application des dispositions de l’article 47 de la Constitution, tout en l’invitant également à ne pas marcher à côté du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DSCRP) fraichement adopté par ce même Parlement, il est vrai godillot.

Aussi sa gestion des Affaires, sa propension à vouloir tout faire, à vouloir tout régenter, avec son espèce de Légion étrangère, la façon qu’il a d’ignorer le Gouvernement, de n’écouter personne pour s’écouter lui-même et finir par tout ramener à lui, conduit tout le peuple gabonais à s’interroger sur les conséquences d’un tel activisme qui n’est que le pendant d’une dictature que l’on doit dénoncer avec force.

Après une analyse très approfondie d’une déclaration qui cache une sorte de fébrilité, d’une peur de l’autre et celle de l’échec de sa politique, l’Union des Forces du Changement (UFC) s’insurge contre la tentative de division du peuple gabonais par un président passible de forfaiture en voulant dresser les différentes communautés ethniques les unes contre les autres.

Le Président Ali BONGO ONDIMBA incarne tous les maux qu’il fait semblant de dénoncer devant une Assemblée et un Sénat aux ordres. Tous les maux qu’il dénonce, que l’UFC déplore, sont la résultante d’une gouvernance dont il est le principal héritier et qu’il perpétue avec beaucoup d’emphase qui se nomment concussion, gabegie, dépenses ostentatoires, favoritisme, népotisme, exclusion et division ; tous ces maux qui conduisent malheureusement nombre de Gabonais à espérer qu’un Président issu de leur province, de leur ethnie, favorisera avant tout l’essor de sa province, de ses cadres, de son ethnie voire de son clan.

Si tout Chef d’Etat se situait au-dessus de ces contingences-là, fidèle au Serment qu’il aura prêté, animé de la volonté de construire un pays en imprimant chez chaque citoyen les vraies valeurs qui font un grand pays et qui fondent une grande Nation que sont l’effort, le mérite, le courage, l’esprit d’initiative et l’esprit d’abnégation, Ali BONGO ONDIMBA n’aurait pas été réduit à prononcer un discours incantatoire d’une extrême vacuité. Et lorsqu’il parle de l’Union Nationale et des événements survenus les 15 et 17 août 2012, il conviendrait de rappeler pour ce qui concerne la Fête de l’Assomption tout en étant quasiment tous chrétiens dans cette salle que le Gabon reste cependant un pays laïc. Et que le 17 août date qui marque l’accession de notre pays à la souveraineté internationale, doit être le jour où chaque gabonais peut s’autoriser à exiger l’avènement des libertés, de toutes les libertés, y compris la liberté de manifester envers et contre les décisions iniques d’un pouvoir contre la dissolution d’un Parti politique, parce que, en son sein, une personnalité politique, alors candidat indépendant à l’élection présidentielle litigieuse de 2009, a cru légitime de revendiquer la présidence de la République au su des résultats éventés par la presse internationale. Un acte posé par un individu ne peut pas entraîner la sanction de tout un groupe ; par ailleurs l’histoire de l’humanité est parsemée de crises politiques débouchant parfois en guerres civiles qui n’ont jamais conduit les pouvoirs établis à dissoudre les partis politiques antagonistes, les exemples de l’Angola, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique du Sud, de la RDC sont patents.

La dissolution de l’Union Nationale, traduit purement et simplement l’abus de pouvoir, lequel cache par ailleurs la crainte de l’autre, cet abus conduit les membres de ce parti à le contester et à revendiquer légitimement le droit d’existence de leur parti.

L’Union Nationale peut compter pour ce faire sur la solidarité de l’Union des Forces du Changement dont elle est membre à part entière.

Il ressort que le refus de dialoguer y compris avec des adversaires les plus redoutables est un signe de faiblesse et de manque d’assurance face au rôle qui est celui d’un Président de la République qui doit se situer au-dessus de tous les partis politiques et qui ne peut pas s’autoriser à laisser de côté une frange, qui plus est, majoritaire, de la population ; le serment qu’il a prêté devant la Nation, lui commande de « consacrer toutes ses forces au bien du peuple gabonais et d’être juste envers tous ». Il ne peut pas y déroger sous prétexte d’une quelconque indélicatesse envers sa personne.

Faut-il rappeler que le Président Omar BONGO ONDIMBA, son père a su cultiver le Dialogue, même perverti. Cependant, il donnait au moins l’impression de prêter une oreille attentive à tous, y compris à ses adversaires.

Le Président Ali BONGO, héritier du PDG, Parti qui a toujours dans sa devise le mot ‘’Dialogue’’, a décidé comme pour essayer de se démarquer malencontreusement de son père de se définir comme le ‘’Président du refus’’ : refus de dialoguer pour, pense-t-il, incarner la rupture, rupture avec son père, rupture avec les préceptes de son parti, rupture avec les fidèles de son père restés au PDG, rupture avec une gestion administrative orthodoxe dont le contrôle ne peut plus s’exercer aisément, rupture avec un Gouvernement responsable de la conduite des Affaires de l’Etat et responsable devant le Parlement en lui substituant une Kyrielle d’Agences toutes logées à la Présidence de la République, échappant à tout contrôle et confortant l’idée généralement répandue que la présidence de la République est devenue une vraie caverne… d’Ali Baba.

Cependant, Ali BONGO président du refus devrait savoir que le refus d’un dialogue inclusif, entraîne l’intolérance ; il doit savoir que l’intolérance entraîne les excès, et les excès entraînent la violence : les parodies d’élections sont une forme de violence, l’injustice est une forme de violence, le favoritisme est une forme de violence, l’accaparement des moyens de l’Etat par une infime minorité est une forme de violence, le chômage surtout des jeunes qui sévit à l’état endémique dans un pays sous-peuplé comme le nôtre est une forme de violence, l’instrumentalisation et l’achat de conscience des jeunes désœuvrés est une forme de violence, la suspension des bourses à des étudiants parce qu’ils revendiquent leurs droits légitimes à la formation dans les meilleures conditions possibles est une forme de violence, l’emprisonnement injustifié des étudiants et d’autres citoyens est une forme de violence, la suspension sans justification des salaires de certains fonctionnaires est une forme de violence, la privation des libertés essentielles que sont le logement, l’éducation et la santé est une forme de violence, la réduction d’autres citoyens au silence est une forme de violence, les femmes qui accouchent à même le sol est une forme de violence, la suspension abusive des organes de presse est une forme de violence, la dissolution arbitraire de l’Union Nationale est une forme de violence, le déguerpissement sauvage est une forme de violence, l’accaparement des médias publics est une forme de violence, l’impunité des crimes dits rituels est une forme de violence, les coupures intempestives d’eau et d’électricité sont une forme de violence, la vie dans un quartier sans voies de communication, sans eau et sans électricité est une forme de violence, la cherté de la vie est une forme de violence.

Tout peuple même adepte de la non-violence ne peut qu’être excédé par autant de violences et opposer la résistance si ce n’est la contre-violence.

Nonobstant le refus du dialogue par Ali Bongo Ondimba et pour éviter les conséquences regrettables qui peuvent en découler, l’Union des Forces du Changement croit fermement à la Conférence Nationale Souveraine comme le moyen le mieux adapté au règlement de toutes ces violences. Car elle permet aux Gabonaises et aux gabonais de se parler entre eux aux fins d’examiner tous les problèmes liés à cet ensemble de maux synonymes de crise et trouver les solutions les plus appropriées.

Par ailleurs on ne peut pas bâtir un pays en suscitant des antagonismes entre jeunes et moins jeunes, en suscitant des antagonismes entre Gabonais d’origine et Gabonais d’adoption en introduisant ostensiblement au sommet de l’Etat une sorte de légion étrangère perçue comme une insulte à l’intelligence des Gabonaises et des Gabonais.

Faut-il rappeler que les jeunes prospérités ont le devoir de féconder les prospérités plus anciennes et de les entretenir. Et comme Ali BONGO procède par exclusion, l’Union des Forces du Changement lance un appel et proclame à tous ceux, jeunes et moins jeunes qui se sentent à l’étroit et mal à l’aise dans un parti où l’on nie jusqu’à leur existence qu’ils sont les bienvenus au sein d’une Opposition unie et déterminée à favoriser l’avènement de l’alternance démocratique dans notre pays.

C’est pourquoi nous dénonçons avec force la perversion des Institutions de régulation de la Démocratie que sont la Cour Constitutionnelle et le Conseil National de la Communication dont les membres sont désignés par un seul parti, le PDG pour ne pas le citer.

Si le Conseil National de la Démocratie avait fonctionné normalement, l’UFC ne serait pas rendue à exiger la Conférence Nationale Souveraine. Toutes ces dérives enregistrées, à savoir un découpage électoral non équitable, un mandat présidentiel renouvelable sans limite, des élections législatives et présidentielles à un seul tour, favorisant justement le repli identitaire, auraient été corrigées à force de conviction et d’un dialogue permanent en son sein.

C’est en conséquence de ce qui précède que l’UFC invite toutes les bonnes volontés d’où qu’elles viennent, nous disons bien d’où qu’elles viennent, à convaincre tous les acteurs politiques à l’idée de la Conférence Nationale Souveraine, un dialogue inclusif, constructif et refondateur et sans a priori, réunissant toutes les forces vives de la Nation.

Enfin, L’Union des Forces du Changement invite le peuple gabonais à se tenir prêt à suivre tous ses mots d’ordre qui visent à obtenir l’alternance démocratique.

Je vous remercie.

mercredi 12 septembre 2012

Selon la lettre du Continent, AMO mobilise la baronnie contre Ali

Reproduit pour vous intégralement sans commentaire ou avis.
Le président Ali Bongo s’inquiète des effets du discours de l’opposant André Mba Obame sur les anciens barons de son père, qu’il a pris soin d’écarter du pouvoir.

Fébrilité au sommet de l’Etat comme en témoigne la très discrète rencontre, le 23 août à Franceville, capitale du Haut-Ogooué, entre Ali Bongo et les chefs de village de cette province, fief des Bongo. Entouré de sa mère, Patience Dabany, de l'ancien ministretéké Idriss Ngari et de son oncle Fidèle Andjoua, le président gabonais a tenté de mettre en garde ses "parents" contre le discours d'André Mba Obame "AMO". A l'instar des partis d'opposition regroupés au sein de l'Union des forces du Changement (UFC), qui se sont retrouvés du 7 au 9 septembre à Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié (sud), le principal opposant au régime exige la tenue d’une conférence nationale souveraine visant à refonder les structures de l’Etat. Sur le fond, Ali Bongo semble beaucoup plus inquiet par l'écho que ce type d'appel provoque chez ses "frères" du Haut-Ogooué, fief du régime. Alors qu'elle était censée remobiliser les membres duParti démocratique gabonais (PDG) de cette province, la rencontre de Franceville a surtout contribué à les diviser.

Plusieurs anciens barons d'Omar Bongo écartés depuis 2009 s'avèrent de plus en plus favorables à une telle conférence nationale. Député d’Okondja, l’ex-ministre des affaires étrangères, Paul Toungui, compagnon de Pascaline Bongo, devrait appuyer l'initiative de son ami René Ndemezo’o Obiang, ex-ministre des sports et membre du PDG appelant son parti à accepter l’organisation d’une grande assise nationale. De leur côté, les deux anciens ministres d'Omar Bongo originaires de Bakoumba et Moanda, Célestin Bayoghaet Jean-Valentin Leyama, ont repris contact avec Zacharie Myboto, vice-président de l’UFC.

Autre membre de la baronnie Bongo, l'ancien DG de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Antoine Yalanzele, responsable du PDG à Franceville, s'est dit, à son tour, prêt à participer à cette conférence. Tout comme l’ancien puissant patron de laComilog, Marcel Abéké. De son côté, l'ancien ambassadeur du Gabon à Paris, Jean-Marie Adzé, vient de réactiver ses réseaux avec l'opposition.

Source: La lettre du continent/ 13 septembre 2012

mardi 11 septembre 2012

Convention de la Diaspora Gabonaise: Communiqué de presse

La Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG) prend acte du consensus politique du Forum de Mouila, entre les principaux partis politiques de l’opposition gabonaise et de la société civile. Ce consensus manifeste la revendication de la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS) comme solution idoine de sortie de la crise multiforme que connaît le pays.

La CDG félicite les chefs des partis politiques d’être parvenus à taire leurs rivalités et rancœurs politiques afin de mettre de l’avant l’intérêt supérieur de la Nation en vue de favoriser l’exigence de ce débat au détriment des visées politiques strictement partisanes et/ou personnelles.

La naissance de l’Union des Forces du changement (UFC) au Forum de Mouila marque donc à suffisance la volonté de la classe politique de l’opposition à travailler en ensemble pour trouver des solutions aux conditions de souffrance sociopolitique dans lesquelles sont plongés les citoyens gabonais dans la quotidienneté de leur vie.

Aussi, la CDG espère, cette fois, que cette nouvelle structure, UFC, sera l'ultime édifice qui arrivera à fédérer dans l'action, une fois pour toutes, les forces vives du pays qui attendent mettre fin au régime autiste que représente le pouvoir actuel face aux valeurs fondamentales de la démocratie et de l'État de droit.

La CDG n’est pas sans savoir que le pouvoir gabonais établi est bien informé de la demande de la tenue d’une Conférence nationale souveraine et du consensus politique désormais acquis par rapport à cette exigence. Elle estime qu’il appartient au pouvoir établi, depuis 2009, de réagir dans les meilleurs délais et sans condition au consensus politique qui exige la tenue de la Conférence Nationale Souveraine.

Pour sa part, la CDG considère la première étape du projet mis de l’avant pour sortir le Gabon de sa torpeur politique réalisée. Dès cette semaine, elle travaillera de concert avec les représentants de la société civile et des représentants de l’UFC à la mise en œuvre du plan de réalisation de la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, indépendamment de la volonté du pouvoir établi d’y donner suite ou pas.

Le Gabon, notre pays, malgré son embourbement sur les plans économique et social a toujours fonctionné dans le dialogue et la concertation politique. Depuis trois ans, alors qu’il apparaissait essentiel de refonder le cadre institutionnel, de revoir l’organisation et le fonctionnement politique du pays, suite au décès du Président Omar BONGO-ONDIMBA, le pouvoir établi, conduit par Ali BONGO-ONDIMBA entend pérenniser le système politique Gabonais mis en place par le feu président Omar BONGO-ONDIMBA, cause de toutes les souffrances socio-économiques de l’ensemble des Gabonais.

La CDG est résolument ancrée dans la logique de mettre fin à ce système dictatorial avec le concours de l’UFC et de la Société Civile son principal partenaire. Aussi, dans les prochaines semaines, les Gabonais seront informés des actions qu’elle entreprendre pour mettre fin au système politique actuel et favoriser la conduite du Gabon vers le renouveau politique et démocratique que les Gabonaises et les Gabonais exigent depuis près de 45ans d'un régime clanique, ethnique et familial sans la moindre alternance.

Vive la République Gabonaise, unie et indivisible.


Fait à Paris, le 11 septembre 2012


Joël MBIAMANY-N’TCORERET
Secrétariat exécutif de la Convention de la Diaspora Gabonaise



samedi 8 septembre 2012

Ce que nous allons faire de la Conférence Nationale Souveraine.

Le Gabon s’illustre par une « révolution » politique non-violente à travers un concept usité dans les années 1990 : la Conférence Nationale Souveraine. Celle-ci, a été proposée par des Gabonais connus et a été approuvée par les Forces de l’Opposition Gabonaise, la Société Civile et la Diaspora Gabonaise (ou Gabonais de l’extérieur). Elle repose à notre sens sur un contenu d’arguments que nous allons exposer pour s’écarter de toute tentative de s’en servir à d’autres fins.

1) LES ARGUMENTS DE DROIT

Il faut qu’il y ait une Conférence Nationale Souveraine au Gabon pour la bonne raison que notre pays doit retrouver « l’esprit des lois », à travers un « nouvel acte démocratique » puisque depuis des décennies en général, et le 30 août 2009 en particulier, la République Gabonaise vit en dehors d’un cadre légal qui garantit le contrat social entre tous les Gabonais.

Seules des résolutions d’une Conférence Nationale Souveraine pourraient orienter notre nation vers un retour satisfaisant à « l’esprit des lois ».

2) UN VIDE JURIDIQUE A COMBLER AU GABON

Nous assistons depuis longtemps en République Gabonaise, à une accumulation de « contentieux » qui sont en train de détruire le tissu du pays, seule une Conférence Nationale Souveraine peut offrir un cadre adéquat au règlement de ces contentieux, les institutions de l’Etat Gabonais ne parvenant pas à les régler.

Il y a eu une succession de coups d’état électoraux dans notre pays dont celui du 30 août 2009 constitue un symbole édifiant ; les nouvelles autorités ont supprimé les salaires et les emplois de nombreux Gabonais dans un contexte économique pourtant dégradé dès le dernier trimestre de 2009 ; ensuite, le parti UNION NATIONALE dont nous avons été un des fondateurs a été interdit ; le Pouvoir Gabonais a, par la suite, négocié avec l’opposant historique Pierre MAMBOUNDOU un co-gestion du pays mais le Président de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) a été retrouvé mort le 15 octobre 2011 à son domicile ; en décembre 2011 des « législatives controversées » ont eu lieu et le projet de loi sur la Biométrie a commencé à montrer des insuffisances dans son application (identification et authentification de l’électeur).

Conclusion : le Gabon a accumulé trop de contentieux et il faut donc aplanir des contradictions intenables dans ce pays, avant qu’il ne soit trop tard. L’affaiblissement des normes éthiques, le discours ethnicisant ou la montée de la xénophobie plaident en ce sens.

3) UN COMPROMIS REPUBLICAIN NECESSAIRE

Si la Conférence Nationale Souveraine peut permettre (par défaut) en l’absence de « lois satisfaisantes » de donner un « contenu républicain » au vide actuel, alors, il n’y a aucune raison de ne pas l’accepter. Si la Conférence Nationale Souveraine décide qu’Ali BONGO peut terminer son actuel mandat, ce sera pour lui, l’occasion d’acquérir une « légitimité indirecte » et ce sera quand même au bénéfice de la majorité.

Mais Ali BONGO et son Gouvernement ne peuvent pas refuser de voir que la Conférence Nationale Souveraine pose comme il se doit, la question du « partage institutionnel » du pouvoir au Gabon. Ce partage concerne la Majorité Présidentielle, l’Opposition, la Société Civile et la Diaspora Gabonaise.
En principe ; Ali BONGO n’est pas en mesure de refuser une « relative légitimité » qui ouvrirait le Gabon à la paix, au compromis indispensable à l’unité d’une nation et à l’essor de l’économie. Le court et le long terme de la République Gabonaise annoncent des luttes et ce n’est pas heureux dans un environnement changeant.
4) MESURES DE PRUDENCE POUR UNE CONFÉRENCE SOUVERAINE

- PREMIÈRE MESURE : La Conférence Nationale Souveraine ne doit pas reposer sur les seules épaules de ceux qui ont été associés à la gestion du Gabon et doit favoriser l’arrivée d’une nouvelle génération d’acteurs car cette « Conférence » doit éviter de se transformer en réunion d’ anciens de la politique gabonaise ;

- DEUXIÈME MESURE : il ne faut pas, comme le suggère la Convention des Gabonais des la Diaspora, brader le côté « souverain » des résolutions de la Conférence Nationale ;

- TROISIÈME MESURE : la Conférence Nationale Souveraine ne peut pas éviter de poser la question des 2 corps d’armées qui caractérisent notre république depuis 1990 : une Armée Nationale et une Garde Républicaine.

Le Gabon a besoin de transformer son « Armée » en une véritable armée de métiers (à la lumière des évènements du nord – Mali) qui veille exclusivement sur les frontières nationales d’une part et d’autre part, qui assure vraiment la sécurité des biens et des citoyens gabonais.

Le Conférence Nationale Souveraine doit revoir le rôle de la Garde Républicaine et l’affecter à la seule protection des institutions de la République Gabonaise : le Président, le Gouvernement, les corps constitués mais aussi les élus et un certain nombre de Forces Vives de la Nation. La Conférence Nationale doit pouvoir éviter que la Garde Républicaine joue le rôle de l’Armée Nationale et celui de « gardienne » des institutions.

L’Armée ne doit pas avoir de parti prix dans le jeu politique : elle sert les élus et les intérêts du pays. C’est à ce titre qu’elle accorde la sérénité à l’ensemble des élus. Les chefs des partis doivent bénéficier de la sécurité de tous les élus.

QUATRIÈME MESURE : la Conférence Nationale Souveraine n’a pas besoin d’être longue comme en 1990 : un mois au lieu de deux suffira à tenir ces assises. Cela suppose que le problème de la « direction » de cette « conférence » soit posé le plus rapidement possible : il ne va plus de soi que la médiation d’une personnalité ecclésiastique soit indépassable.

Il faudra alors trouver dans la Société Civile ou dans la Communauté Internationale un « Président » issu d’un consensus ; d’autre part, la Conférence Nationale Souveraine doit régler le problème de « l’arbitrage des élections » : il faut un organe libre au Gabon qui ne sera pas rejeté. Cet organe différent de la CENAP pourra proclamer les résultats de toutes les élections. La Cour Constitutionnelle et le Ministère de l’intérieur se contenteront de prendre acte. De même, le dossier de la « Biométrie » devra être géré par l’instance en question.

CINQUIÈME MESURE : la Conférence Nationale Souveraine n’aura de sens que si un chronogramme est adopté rapidement : Gouvernement transitoire au Gabon pour animer les années post-Conférence Nationale Souveraine, programmation de la dissolution de l’Assemblée Nationale pour réorganiser les équilibres politiques en faveur d’une meilleure représentativité.

La Conférence Nationale Souveraine doit tout remettre à plat : les élections locales et municipales, les futures sénatoriales et les « présidentielles » de 2016. L’Assemblée Nationale du Gabon ne peut aller jusqu’en 2017. Après 3 années de pouvoir d’Ali BONGO, il est désormais clair que notre pays ne peut fonctionner en dehors de la co-gouvernance.

SIXIÈME MESURE : la Conférence Nationale Souveraine ne peut éviter de poser le problème de la dette politique du pays envers l’opposant historique et fondateur de l’UPG Pierre MAMBOUNDOU : il lui a été promis les postes de « Premier Ministre » et de « Vice-président » qu’il a accepté dans l’intérêt supérieur du Gabon mais il en est mort.

La réparation la mémoire de Pierre MAMBOUNDOU est un devoir : en dehors de la « loi sur la Biométrie ». Il s’est battu pour donner un « contenu juridique » au statut de vice-président pour le rééquilibrage des pouvoirs au Gabon : représenter le pays à l’intérieur et à l’extérieur ; en un mot : re-arbitrer et rééquilibrer en certaines circonstances

Un parti (l’UN) a été interdit mais un autre parti (l’UPG) est lésé depuis 1998 et l’Etat gabonais n’a même pas été en capacité d’honorer deux promesses garanties au niveau international. Pierre MAMBOUNDOU a géré de grands dossiers gabonais et son travail pour le pays est considérable. La Conférence Nationale Souveraine ne peut que réparer l’oubli et la négligence dont souffre la mémoire de Pierre MAMBOUNDOU avant 2016.

SEPTIEME MESURE : La Conférence Nationale doit clarifier le fait au Gabon et sur la base du passé qu’en politique, la nécessité « d’entrer en discussion » n’est pas assimilable à de « la compromission ».

La nécessité d’entrer en dialogue s’explique notamment par la nécessité d’intégrer les Nouvelles Générations », qui se sont sacrifiées et ne peuvent pas confirmer leur expertise au service du Gabon du fait des blocages politiques. Les « Forces Vives » du pays sont des toutes les ethnies et ont un point commun : elles sont exclues d’égale manière.

La Conférence Nationale Souveraine ne peut que tenir compte de l’intelligentsia nouvelle en exil qui se considère comme une « génération sacrifiée » car exclue de la gestion du Gabon, un pays qui a pourtant besoin de tous les citoyens gabonais. L’exil profond des Gabonais de l’extérieur doit être pris en compte.
En aucune manière, le débat sur Ali BONGO ou ses trois ans de présidence ne doit étouffer les vrais sujets comme la refondation du Gabon, la relance sociale et le retour de la sérénité en République Gabonaise.

Bruno Ben MOUBAMBA

mardi 4 septembre 2012

Ah cet « l'intellectualisme » gabonais !

L’existence intellectuelle n’a de sens que lorsque la pensée qu’elle produit entraîne à l’action immédiate en vue travestir la réalité dénoncée. Sinon l’expression n’est qu’un exercice d’élocution pour se dire et s’entendre dire par soi-même la grandeur de sa pensée. Comme Narcisse au-dessus de la mare d’eau, se contemplant pour ne pas perdre le souvenir de sa belle image, on se laissera aller au clavier pour des longues envolées en vue de montrer la beauté de sa plume croyant que le lecteur attentif y décèlera le mérite de cet art qui dans d’autres siècles et d’autres cieux soulevèrent la révolte des opprimés. Pourtant ce n’était pas tellement dans la longueur du ver d’une expression répétitive que les philosophes de la Renaissance comme ceux des Lumières marquèrent les consciences qui entrainèrent dans la Rébellion. L’intellectuel d’aujourd’hui, à la différence de celui des lumières est un agent engagé non seulement au débat mais à l’action qui matérialiste l’authenticité de ses dires. De cela, il ne propose pas aux autres les actions de la révolte à mener, arpentant le terrain, il est lui-même action de libération. C’est en cela que l’écriture est délivrance.

Précisions à propos de la Conférence nationale souveraine

La Convention de la Diaspora Gabonaise, qui a joué un rôle déterminant dans la conception idéologique et l’organisation de la Rencontre de Paris qui s’est tenue du 30 juin au 3 juillet 2012, tient à rappeler à la communauté internationale, et préciser au peuple gabonais les points qui suivent.

1- La Rencontre de Paris à laquelle la Convention de la Diaspora Gabonaise a participé avec volonté et détermination n’avait que pour seul objectif de réunir les forces politiques de l’opposition gabonaise, la société civile et la diaspora afin d’échanger sans compromission sur la situation de crise que subit notre pays et de proposer des solutions efficaces pouvant nous permettre d’en sortir.

2- L’ensemble des décisions prises au cours de cette rencontre a été adopté par voix consensuelle et a donné lieu à un ensemble de résolutions qui ont été rendues publiques par voie de presse.

3- La Rencontre de Paris, tenant compte de l’intérêt supérieur de la Nation, et souhaitant résolument que le Gabon s’inscrive définitivement dans un processus démocratique absolu, a proposé la Conférence Nationale Souveraine comme seule alternative pour sortir le Gabon de la crise multiforme, dans un climat permettant de préserver la paix et l’unité nationale.

Ayant examiné avec responsabilité et détermination tout le processus pouvant nous conduire à l’organisation effective d’une Conférence nationale souveraine, impliquant l’ensemble des forces vives de la Nation et dans le seul intérêt supérieur de la nation, les participants de la Rencontre de Paris ont arrêté de façon consensuelle un plan d’action et une orientation stratégique que la Convention de la Diaspora Gabonaise est venue expliquer à l’ensemble de la classe politique de l’opposition gabonaise par la mission d’une de ses délégations du 25 août 28 août à Libreville, et qu’elle souhaite voir respecté et appliqué pour le bien de tous.

Néanmoins, constatant une dispersion d’énergie entretenue par les velléités politiques des uns et des autres, et malgré l’urgence dans laquelle se trouve notre pays le Gabon, la Convention de la Diaspora Gabonaise prend à témoin le peuple gabonais et la communauté internationale devant toutes les manœuvres fomentées par le régime illégitime d’Ali BONGO-ONDIMBA et ses nouveaux transfuges les plus inattendus qui se prétendent être de l’opposition radicale ou conviviale, et qui ont pour objectif de détourner l’opinion nationale contre l’adoption d’une Conférence Nationale Souveraine.

De ce fait, la Convention de la Diaspora Gabonaise, lors de la mission de sa délégation menée par les Dr Jean MOUKETOU et monsieur Joël MBIAMANY-NTCHORERET au Gabon, avait affirmé son soutien au Forum de Mouila dans l’optique et la conviction que l’une de ses motivations centrales est de sensibiliser le peuple gabonais sur le bien-fondé d’une Conférence Nationale Souveraine et par conséquent de la nécessité d’adopter cette voie pacifique comme une sortie de crise.

Si par ailleurs les autres points qui motivent le Forum de Mouila s’articulent, d’une part autour de la définition d’un cadre commun de travail pour l’opposition, c’est-à-dire une forme de synergie dans l’élaboration des stratégies politiques, et d’autre part dans l’esprit de la mise en place d’une plateforme commune de lutte, la Convention de la Diaspora Gabonaise ne pourra que se réjouir davantage de l’ordre du jour de ces assises. En aucun cas, ces assises ne devront détourner leur finalité vers une préparation structurelle ou ordonnant la Conférence Nationale Souveraine.

En effet, toute exploitation de cette voie démocratique et consensuelle à des fins ambigües sera considérée par la Convention de la Diaspora Gabonaise comme une dérive surprenante et antirépublicaine de la part des acteurs de ces assises.

Autrement dit, toutes les déclinaisons déjà proposées par les forces vives de l’opposition gabonaise, et quelle que soit leur acception, trouvent leur dénominateur commun dans une seule et même alternative de consensus, de paix et de tolérance pour une sortie de crise qui est la Conférence Nationale et dont, cette fois, l’adjectif souverain reste la particule suprême de ce prochain grand concert de notre nation.

La Conférence Nationale Souveraine reste donc le cadre, à l’échelle de tout le peuple, qui permettra à notre pays de renaitre et d’assurer le bien-être et la stabilité de la nation grâce à des réformes institutionnelles et politiques profondes.

Il serait donc inopportun et malveillant que de vouloir projeter une grande messe qui n’interpellerait qu’une fraction des forces politiques, sans y inclure les initiateurs mêmes des résolutions de la Rencontre de Paris, pour discuter ou solliciter un éventuel suffrage qui s’exprimerait pour dire si oui ou non la Conférence Nationale Souveraine doit être adoptée, ou si une autre formulation serait plus adaptée pour ne pas vexer le pouvoir en place.

Par conséquent, nous, Convention de la Diaspora Gabonaise, affirmons que notre engagement pour le bien de toute la Nation est indéfectible et que nous n’accorderons aucune audience ni concubinage à aucun intérêt mesquin, ségrégationniste ou tribaliste.

La Convention de la Diaspora Gabonaise appelle donc le peuple gabonais à la plus grande vigilance pour défendre avec force et vigueur l’organisation de la Conférence Nationale Souveraine dans l’esprit énoncé par les résolutions de la Rencontre de Paris, c’est-à-dire un débat au service de la Nation gabonaise et son peuple, et non au service des individus.

La Convention de la Diaspora Gabonaise a su, elle, dépasser les velléités et les jouissances personnelles et égoïstes.

Enfin, la Convention rappelle à l’ensemble des Gabonais qu’il ne s’agit pas de débattre de l’avenir des Hommes politiques, mais plutôt de l’avenir d’un pays, et donc de tout un peuple. A ce titre, la Convention de la Diaspora Gabonaise est déterminée à faire aboutir ce projet de Conférence Nationale Souveraine selon les objectifs prévus et dans la même démarche consensuelle que celle dans laquelle s'est déroulée la Rencontre de Paris ; elle s’opposera donc fermement à toute forme de détournement pour des considérations personnelles ou à l’avantage des désidératas du régime en place.

Vive le peuple gabonais,
Vive la Conférence Nationale Souveraine,
Pour que vivent la démocratie et l’instauration de l’État de droit au Gabon
Fait à Paris, le 04, septembre 2012.
La Convention de la Diaspora Gabonaise

Le Bureau exécutif :

Dr Jean Aimé MOUKETOU, Secrétaire Exécutif Adjoint

M. Joël MBIAMANY-N’TCHORERET, Secrétaire Exécutif

lundi 3 septembre 2012

SYNTHÈSE DU RAPPORT DE MISSION AU GABON

RÉPUBLIQUE GABONASE

Union-Travail-Justice

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CONVENTION DE LA DIASPORA GABONAISE

RAPPORT DE MISSION

DU 25 AU 28 AOÛT 2012


Présenté par :

- Le Secrétaire exécutif

- Le Secrétaire exécutif Adjoint


DÉROULEMENT DE LA MISSION

Du 25 au 28 août 2012, à la demande du bureau exécutif de la Convention de la Diaspora gabonaise (CDG), a été mandatée à Libreville (Gabon) une délégation composée du Secrétaire exécutif, du Secrétaire exécutif Adjoint et de plusieurs membres de la convention présents à Libreville, pour effectuer une mission d’explication de la rencontre de Paris, et de promouvoir, au sein de l’opposition gabonaise dans un premier temps, l’idée et l’intérêt de l’organisation d’une Conférence Nationale Souveraine (CNS).


OBJET DE LA MISSION

La mission avait pour objet de rencontrer officiellement et individuellement, selon un calendrier précis, l’ensemble des responsables politiques de l’opposition gabonaise et de la société civile.

OBJECTIFS DE LA MISSION

L’objectif global de la mission était donc de permettre à ses différents acteurs n’ayant pas pris part à la Rencontre de Paris, d’avoir un compte rendu exhaustif de la Rencontre de Paris, une explication des résolutions de cette Rencontre de Paris, qui propose la Conférence Nationale Souveraine pour sortir de la crise qui s’accentue dans notre pays dans un contexte de paix et de tolérance. La délégation a également profité de chacune de ces rencontres pour évoquer la situation générale du pays et l’état des relations entre les différents leaders politiques.


ACTIVITÉS REALISÉES :
Le samedi 25 août 2012 :

- Rencontre avec Monsieur le Pr Pierre André KOMBILA ; Président du Rassemblement National des Bucherons (RNB).

Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec Monsieur Jules Aristide OGOULIGUENDE ; Secrétaire Général du CDJ.

Au cours de cette rencontre, la Convention de la Diaspora Gabonaise a été invitée par M. Jules BOURDESSE OGOULINGUÉNDÉ à prendre part aux Assises de la réunion des partis politiques de l’opposition au siège du CDJ le lundi 27 août 2012. Profitant de cette opportunité, La CDG a donc eu l’occasion d’expliquer aux formations politiques avec lesquelles elle n’avait pas rendez-vous l’objet de sa mission.

Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec les membres de la Société Civile Gabonaise :

Etaient présents :

- Madame Blanche ABEGUE (Société civile, Ça suffit comme ça)

- Maître Paulette OYANE-ONDO (Présidente du Centre pour la promotion de la Démocratie et de la Défense des droits de l’Homme en Afrique Centrale [CEPRODHAC]).

- Monsieur Fridolin MVE-MESSA (Société civile)

- Monsieur Alain MOUPOPA (Société civile, Ça suffit comme ça).

- Monsieur Georges MPAGA (Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance au Gabon [ROLBG]).

- Monsieur Marc ONA-ESSANGUI (ONG BRAINFOREST)

Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec les Responsables de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) :

- Monsieur Jean de Dieu MOUKAGNI IWANGOU.

- Madame Pélagie ITSAMA.

- Monsieur David MBADINGA.

- Monsieur Pierre Claver MIHINDOU-KOUMBA.

- Monsieur Philippe TONANGOYE.

- Monsieur Adrien IVANGA-ADYAYENO.

- Monsieur Jean Romain MOUROU.

- Monsieur Rick Simon BOUBALA.


Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec Madame Albertine MAGANGA-MOUSSAVOU du PSD

Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec Maître Louis Gaston MAYILA; Président de l’Union pour la nouvelle république (UPNR)

Le dimanche 26 août 2012 :

- Rencontre avec Monsieur André MBA OBAME ; Secrétaire Exécutif de l’Union Nationale (UN).

Le lundi 27 août 2012 :

- Participation à une réunion de l’opposition gabonaise au siège du CDJ, en présence des représentants des partis politiques membres de l’ACR, de la CPDRO et de la CPPA; et des représentants du FSG, de l’ARENA et du PSD.

Le mardi 28 août 2012 :

- Organisation d’une conférence de presse à L’hôtel Méridien de Libreville, devant une assistance nombreuse et une forte présence des médias nationaux et internationaux.

Le mardi 28 août 2012 :

- Participation à une réunion des Présidents de l’ACR en présence de :

- Maître Séraphin NDAOT REMBOGO (PDS)

- Monsieur Fulbert MAYOMBO MBENDJANGOYE (EPI)

- Monsieur le Pr. Pierre André KOMBILA (RNB)

- Monsieur Mathieu MBOUMBA-NZIENGUI (UPG)

- Monsieur Serge NZOGUE-NZE (PDS)

- Monsieur Jean Hilaire ZAZOUBADI (SN/PDS)


RÉSULTATS :

La Délégation de la Convention de la Diaspora Gabonaise a :

- Apporté des clarifications et des explications sur la tenue de la Conférence nationale souveraine (CNS) comme seule solution pacifique de la sortie de la crise multiforme au Gabon.
- Levé les résistances et les réticences manifestées face au projet de la Conférence nationale souveraine, réticences dues à la tendance de certains compatriotes à vouloir diviser l’opposition pour leur gloire personnelle.

- Obtenu l’adhésion de l’ensemble des partis politiques à l’idée de la tenue de la Conférence nationale souveraine au Gabon.

- Montré sa détermination et son implication pour faire aboutir le projet de tenue de la Conférence nationale souveraine au Gabon, avec pour objectif de préserver l’intérêt supérieur de la nation, la stabilité et la cohésion nationales.

CONCLUSION
Il ressort de ces différentes rencontres que l’idée la tenue de la Conférence nationale souveraine (CNS) comme seule alternative pacifique de la sortie de la crise multiforme au Gabon est désormais comprise et acceptée par plusieurs responsables et formations politiques qui souhaitaient avoir davantage d’explications.

Aussi, la Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG) tient à rappeler qu’il a été demandé à tous les participants à la Rencontre de Paris, de faire la promotion de l’idée principale de la conférence nationale souveraine.

Les actions posées dans ce sens ne constituent donc en aucune manière une démarche visant à revendiquer la paternité d’une idée issue d’une concertation et d’un consensus.

Par ailleurs, la CDG exhorte fortement les responsables et leaders de l’opposition gabonaise à entreprendre des rencontres directes entre filles et fils d’une même Nation afin de créer un véritable climat de travail apaisé et serein. Une démarche qui constitue pour la Convention de la Diaspora Gabonaise, un préalable indispensable au bon déroulement des activités conjointes menées par l’ensemble des forces vives de l’opposition Gabonaise et de la Société Civile.

La Convention de la Diaspora Gabonaise, annonce de ce fait son soutien total et sans faille à l’organisation par l’opposition d’un forum à Mouila, et invite tous les leaders de l’opposition gabonaise, de la société civile et de la Diaspora gabonaise à s’associer à cette initiative.

Fait à Paris, le 2 septembre 2012
M. Joël MBIAMANY-NTCHORERET

Dr. Jean Aimé MOUKETOU

Le Secrétariat Exécutif
Convention de la Diaspora Gabonaise

dimanche 2 septembre 2012

Note d’information à l’attention de la diaspora gabonaise

Chers compatriotes,


Contrairement aux allégations proférées par certains membres de la diaspora gabonaise, qui n'ont d'effet qu'à continuer à diviser notre faible communauté diasporique, de même que la communauté nationale. Le bureau exécutif de la Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG) n'a pas vocation à entretenir la polémique au sein de la communauté nationale à l’étranger, encore moins la division du peuple gabonais déjà meurtri par la crise politique qui perdure dans notre pays.

Bien au contraire, elle préfère s'atteler à un travail collectif entrepris progressivement au bénéfice de tous les citoyens gabonais et du pays tout entier comme elle le fait, d'ailleurs, depuis la « Rencontre de Paris », rencontre dont les résolutions ont eu un relais citoyen et salutaire sur le territoire national gabonais; grâce au soutien patriotique et on ne peu plus efficace de la Société Civile, de l'opposition plurielle, et des partisans du réel changement dans notre pays.

Dans cette même volonté de rassembler TOUS LES GABONAIS sans discrimination de quelque nature, le Bureau Exécutif de la Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG) reste à la disposition de tous les gabonais pour apporter des réponses claires et constructives à toutes les questions qu'ils souhaitent poser...

Cela dit, un rapport sur la mission du 25 au 28 août 2012 - effectuée par une délégation de la Convention conduite par le Dr Jean Aimé MOUKETOU et Monsieur Joël MBIAMANY-N’TCHORERET- sera mis à la disposition de tous les Gabonais, afin de s'enquérir du travail concret que le peuple gabonais attend de la diaspora gabonaise.

Aussi, la Convention de la Diaspora Gabonaise soutient l'idée d'organisation d'un Forum préparatoire à la Conférence Nationale Souveraine à Mouila le 07 septembre 2012.

La Convention affirme par conséquent son engagement à travailler d’arrache-pied avec la Société Civile, les partis de l'opposition, et également avec TOUTES LES FORCES DEMOCRATIQUES pour la reconstruction du Gabon.

Dans les jours qui suivront nous nous exprimerons davantage sur le terrain, dans le but de consolider le travail positif déjà fait en amont, au bénéfice du plus grand nombre de Gabonaises et de Gabonais sur le chemin de la réelle DÉMOCRATIE au Gabon.

Fait à Paris, le 02 septembre 2012


Pour la Convention de la Diaspora Gabonaise (CDG),
Secrétaire Exécutif Adjoint
Dr Jean Aimé MOUKETOU


vendredi 31 août 2012

Chers compatriotes du PDG et autres émergents,

Le défunt président, Omar Bongo Ondimba, dans une lucidité « étonnante » de quelques minutes, avait déclaré publiquement à la télévision en 2007, après quarante ans de pouvoir, partagé avec ses amis, ses courtisans et sa famille : « Dieu ne nous a pas donné le Gabon pour faire ce que nous en avons fait».

Par cette autocritique, Omar Bongo Ondimba concevait la déroute humaine, institutionnelle et socio-économique que lui et ses amis ont patronnée au Gabon. Cette admission, presque une auto-accusation passible d’assises pour haute trahison envers le Gabon et les Gabonais de tous ceux qui ont dirigé le pays à quelque niveau que ce soit, appelait à une prise de connaissance de la profondeur abyssale dans laquelle le pays était enfoncé et de la nécessité d’en sortit. Omar Bongo Ondimba invitait, par le fait de sa déclaration, ses amis et sa famille politique à un changement de « mentalité » : un redressement institutionnel, une révision des comportements et des pratiques de gouvernance. En somme, il invitait à un renouveau politique.

Bien avant cette déclaration surprenante, en 1990 lors de la Conférence nationale et aussitôt après cette déclaration, tous les compatriotes admettaient que le Gabon, notre cher pays, était plongé dans un marasme économique, social et politique de même que dans la pauvreté culturelle. Les Gabonais comprenaient devant ce constat que le mal avait pour origine les pratiques sociopolitiques et économiques malsaines que le système politique mis en place par Omar Bongo Ondimba avait engendrées. Face au marasme du mal engendré par le PDG, pendant qu’un petit nombre de gens foudroyé par la misère disait « on va encore faire comment!», la presque totalité des Gabonais, y compris les pédégistes convaincus, jurait qu’il fallait que les choses changent en profondeur.

Néanmoins, le mal s’étant institué dans le moindre des gestes politiques des membres du parti au pouvoir, les appels lancés par le président Omar Bongo ondimba depuis 1987 n’ont pas trouvé écho dans le comportement de chacun d’eux. Le changement de mentalité prôné depuis le discours du 17 août 1987 ne s’est pas opéré. Pour cause, le président Omar Bongo Ondimba demandait à ses amis, ses parents, ses fidèles courtisans et partisans de changer alors que tout en dénonçant le mal qu’il observait, il y demeurait fidèlement ancré dans la reproduction de ses pratiques.

À juste titre, certains comme Daniel Megara quelque dix ans plus tard ont inscrit leur lutte politique dans le principe Bongo doit partir. Il ne s’agit pas de Bongo en tant qu’individu, encore que, mais Bongo comme incarnation d’un système politique de prédation politique, de la prédation économique du pays, des crimes rituels et de ces autres maux qui ont plongé les Gabonais dans le dévergondage politique et le pays dans la déroute institutionnelle.

Voilà pourquoi, par rapport à la volonté de rupture avec le système PDG, nous aurions crûmes que le décès d’Omar Bongo Ondima donnerait aux Gabonais l’occasion de changer l’institution de la présidence de la République et de susciter la rupture souhaitée à partir du sommet de l’État jusqu’à sa base. Mais le déroulement de l’élection présidentielle anticipée suite à ce décès n’a pas produit les effets espérés.

Comme nous le savons tous au plus profond de chacun de nous, les conclusions des délibérations de l’élection présidentielle anticipée de 2009 n’ont jamais été proclamées. On ne sait toujours pas, de façon non partisane, qui a réellement gagné cette élection. Nous savons seulement que des militaires ont interrompu le compte de la centralisation des résultats des urnes. Quelques heures après, Ali Bongo Ondimba et ses amis du pouvoir ont dit que c’est lui qui a gagné l’élection, sans mettre au jugement de tous, toutes les preuves soutenant cette déclaration de victoire, il a été demandé aux Gabonais de croire sur parole l’annonce de l’élection proclamée et entérinée par les mécanismes du système politique PDG.

Devant cette demande de foi, par des matraques levées et l’achat des consciences fragiles, une minorité infime des Gabonais s’est persuadée qu’Ali Bongo Ondima a effectivement gagné cette élection. Plusieurs autres Gabonais, qui demandent à voir pour le croire, ont exprimé des avis contraires. Pour étouffer les voix de ces contestataires, depuis septembre 2009, les forces de sécurité campent les rues de Libreville, les interdits de manifestation même pacifique sont en étendards levés et les changements politiques évoqués, même par le président Omar Bongo Ondimba, mis en berne.

Encore que, l’élection présidentielle anticipée qui a suivi le décès du président défunt n’était pas l’aboutissement de l’invitation à laquelle Omar Bongo Ondimba avait convié les Gabonais « les larmes aux yeux ». Elle n’était qu’une occasion pour désigner une équipe de transition politique. Simplement, sans compter sur l’égoïsme et l’abnégation des soldats du système, plusieurs comme nous, crurent que celui qui serait élu président en remplacement d’Omar Bongo Ondimba convoquerait la tenue du débat national. Par le truchement d’une Assemblée nationale élue démocratiquement, il conduirait aux discussions pour les changements politiques attendus par tous les Gabonais.

Le besoin de confiscation du pouvoir de certains membres du système politique a cependant conduit à faire comme par le passé. Pour se donner les moyens de sa pérennité politique face à sa prise de pouvoir illégitime, Ali Bongo Ondimba a élagué tous les acquis démocratiques obtenus depuis 1990; il a promulgué une Constitution taillée sur mesure pour la pérennité au pouvoir usurpé et il a entraîné le pays à la tenue d'élections législatives en l’absence d’un consensus politique avec une liste électorale de près de 880 000 personnes quand la population dépasse à peine 1 300 000. Ainsi, les prétentions de consolider la démocratie et de construction d’un État de droit démocratique déclinée dans les 9 axes de son programme politique n’ont été qu’une supercherie. Si les axes principaux de ce programme politiques sont faux, on ne peut que conclure que tous les autres axes le sont aussi. Effectivement, comment prétendre au renouveau politique et économique du pays quand les assises de ce renouveau sont trompeuses ou fausses!

Chers compatriotes,

Ali Bongo Ondima, malgré ce qui est clamé ici et là, Ali Bongo Ondimba agit dans la confiscation du pouvoir. C’est pour cela qu’il refuse tout débat qui serait de nature à entraîner les changements politiques auxquels nous aspirons tous.

Face au refus du débat politique, ce qui importe aujourd’hui n’est pas de savoir si certains Gabonais font mal d’exiger la tenue de la Conférence nationale souveraine. Le débat n’est pas de savoir si certains Gabonais ont participé à la gestion calamiteuse du pays et s’ils en ont été des rouages importants. Le débat n’est pas, non plus, de savoir si on aime Ali Bongo Ondimba ou si on le déteste ou de savoir si l’on est avec un tel contre tel autre ou même si l’on est partisan du PDG, de l’Union du Peuple Gabonais ou de l’Union nationale. Tout comme il n’intéresse aucun Gabonais, plongé dans le gouffre de la misère, de savoir si le Gabon va émerger dans vingt-cinq ans. Avant de parler de ce qui pourrait ou ne pourrait pas arriver dans 25 ans, l’espérance de vie étant de 54 ans au Gabon, ce compte pour le Gabonais moyen c’est qui se passe dans sa vie maintenant, aujourd’hui. Aujourd’hui, le pays va mal. Tout le monde le dit. Nous ne voulons pas d’une vie meilleure dans 25 ans. Nous la voulons aujourd’hui

Le débat aujourd'hui, mes chers frères et sœurs est celui de faire du Gabon, dans l'immédiat, autre chose que ce qu’il est sous nos yeux en ce moment. Nous sommes invités, interpellés à faire autrement le Gabon, à repartir à zéro. Pour ce départ nouveau, il ne s’agissait surtout pas qu’un assoiffé du pouvoir se réveille de ses torpeurs et décide que c’est seulement lui qui doit tracer la voie du nouveau départ pour faire avancer le Gabon comme certains le clament. Il s’agit de convier les Gabonais à se parler, à discuter, à se dire ce qu’il faut faire pour faire évoluer le pays et tracer son avenir collectivement, avec tous, sans exception, dans une concorde nationale, de plus, ce qui est minimalement notre droit et notre devoir.

Seulement, chers compatriotes, en même temps que dans le murmure de l’anonymat de notre intimité nous appelons au changement, du même souffle dans nos échanges publics, dans nos comportements face à la chose politique, nous agissons pour défavoriser le changement souhaité en prenant des postures bancales, en indexant certains, en formulant des excuses pour justifier nos motifs de non-appropriation du principe de la Conférence nationale souveraine.

Le plus affligeant dans le constat que nous faisons n’est donc pas qu’Ali Bongo refuse la tenue de la Conférence nationale souveraine. Le plus affligeant, dis-je, est cette mentalité de certains Gabonais de voir dans l’exigence de ce débat national une dispute entre deux frères. Il n’en est rien. Le Gabon n’est pas la propriété d’André Mba Obame et d’Ali Bongo Ondima. L’exigence de la tenue de la Conférence nationale est une chose qui concerne tous les Gabonais. Chacun doit en faire sa propre chose, sa préoccupation primordiale.

Chers Compatriotes,

Nous savons, grâce à de nombreuses études de psychologie sociale, qu'il est plus difficile de changer d'opinion une fois que nous nous sommes engagés dans une voie, et une fois que nous avons déclaré publiquement notre manière de penser. Pourtant chacun de nous change régulièrement : on change d'opinion sur certaines choses. Si le président Omar Bongo Ondimba a trouvé juste de parler de changement de mentalité, c’est parce qu’il savait dans sa conscience que ce changement serait nécessairement salutaire pour le pays. Car dans le changement auquel il vous conviait, vous les militants du PDG, il appelait à tuer une certaine façon du Gabon. Il convenait qu’il fallait en effet perdre une partie de cette identité, ces pratiques et comportements qui ne font pas grandir le Gabon,

Nous savons que changer c'est prendre un risque. Quand on commence à prendre en main sa vie, quand on commence à changer certains comportements ou à changer de contexte, dans l'absolu on ne sait pas trop où on va. Pourtant, si on a décidé de changer c'est bien parce que quelque chose ne va pas ou ne fonctionne pas convenablement.

Mais certains, incapables de compétence pour s’adapter des à univers nouveaux, même quand le changement leur sera plus profitable refusent de s’y atteler. Si vous décidez aujourd'hui de faire quelque chose pour vivre mieux, vous allez probablement vous heurter contre tout un édifice de résistance, aussi bien interne qu'à l'extérieur. Il faut pourtant comprendre que changer, c’est décider d'avoir une vie meilleure, plus saine et plus heureuse. C'est réellement un combat contre l'inertie, contre le statu quo et cela demande beaucoup de courage. Mais le Gabon ne faut-il pas un peu un don de soi, un peu plus de courage! Je vous invite à soutenir la tenue de la Conférence nationale. Elle n’est pas un lieu d’opposition d’un Gabonais contre un autre, bien au contraire, c’est l’occasion de nous réconcilier les uns avec les autres.

Vive le Gabon réconcilié avec lui-même pour un destin collectif meilleur.

Vive la République,

Joël Mbiamany-N’tchoreret

vendredi 24 août 2012

Convention de la diaspora: Communiqué de presse pour diffusion immédiate.

La diaspora gabonaise, par la voie de sa Convention, annonce qu’elle séjournera au Gabon du 25 au 28 août 2012. Le but de ce déplacement est d’expliquer aux responsables des partis politiques, les représentants de la société civile, la population et la communauté internationale la genèse de la Conférence nationale souveraine et montrer son engagement dans la recherche démocratique consensuelle d’une sortie de crise au Gabon.

Depuis l’avènement du multipartisme, la diaspora gabonaise n’a jamais franchi les écueils des querelles endogènes qui ont, malheureusement, souvent affaibli son potentiel. La dispersion des énergies du fait des ambitions personnelles a affaibli le potentiel de la diaspora à tel point que cette réserve d’énergie dont regorge notre pays n’a que trop brillé par son impossibilité à transcender les velléités individuelles au profit de la Nation en attente.

Cette force à œuvrer ensemble pour le bien de la Nation tout entière et non pour les ambitions personnelles est désormais active. La diaspora gabonaise va sur le terrain pour contribuer à trouver une issue noble à la situation de crise. Car le pays n’a besoin que d’une chose : l’instauration d’une véritable démocratie, au-delà d’un État de droit, d’un réel développement pour le bien-être socio-économique de tous les Gabonais.

La diaspora gabonaise aura donc le plaisir de rencontrer ses compatriotes et de discuter avec toutes les forces politiques du Gabon sans discrimination et sans partialité sur le fondement d’un débat national dont toutes les déclinaisons (concertation, consultation, assemblée…) trouvent leurs assises dans les fondements de notre hymne national.

La démarche de la diaspora gabonaise tient à encourager la Nation tout entière à une grande remise à plat de tous nos maux (défauts et manquements…) et ce dans un contexte de paix réel, d’alternance et de volonté à reconstruire tout dans la tolérance et la paix.

Ce contexte n’est autre que le cadre d’une Conférence nationale souveraine comme seule alternative à la violence dont personne d’entre nous ne maîtrise les limites.

La diaspora gabonaise sollicite d'ores et déjà le bon sens, et surtout le sens patriotique de tous les citoyens convaincus que notre pays le Gabon mérite d’être honoré en le dotant d’institutions fortes garantes et protectrices de tous les citoyens gabonais sans aucune discrimination.

Que Dieu bénisse le Gabon,

Pour que s’instaurent la démocratie et l’État de droit au Gabon.

Fait à Paris, le 24 août 2012.

Service communication

mardi 21 août 2012

Convention de la diaspora gabonaise : communiqué de presse

Nous serons à Paris dans quelques vingt-quatre heures dans le cadre des activités de la Convention de la diaspora gabonaise. Nous aurons notamment une séance de travail avec des personnalités et des hommes d’affaires européens et par la suite avec nos collègues du secrétariat exécutif. Par la suite, nous nous rendrons au Gabon, rencontrer les responsables de la classe politique, des syndicats et de la société civile en vue de discuter de la démarche collective à entreprendre pour faire aboutir la tenue de la Conférence Nationale Souveraine, seule alternative à la violence latente. Selon le temps qui nous sera réservé, nous présenterons une conférence de presse qui sera l’occasion d’informer la population gabonaise et les observateurs internationaux sur l’intérêt d’une Conférence nationale souveraine au Gabon.

Depuis plus d’une semaine, l'interprétation qui mine le débat politique au Gabon tend à présenter la tenue de la Conférence nationale comme le projet d’une personne ou d’une formation politique. Il n’en est rien. C’est un projet qui a été proposé par les membres de la diaspora et dont les résolutions ont été discutées et adoptées démocratiquement et unanimement avec les représentants de la société civile et les représentants politiques de l'opposition gabonaise à Paris.

La Convention de la diaspora gabonaise entend donc apporter des éclaircissements au peuple gabonais sur la mauvaise volonté de certains compatriotes qui sont de connivence avec le régime en place à vouloir décourager les gabonais sur l'intérêt d'une Conférence Nationale Souveraine sous prétexte que cette idée est une affaire de l'UN ou de Mba Obame et son ethnie Fang. Encore une fois il s'agit d'une manipulation (intox) du pouvoir en place et des gabonais qui n'ont d'intérêt que pour leur gloire et jouissance personnelles et non celles du peuple gabonais tout entier.

C'est dans ce contexte que la Convention de la diaspora se rendra au Gabon pour une séance de travail avec les différents acteurs intervenants dans le débat national.

Ce travail de terrain permettra à la Convention de la diaspora de mieux orienter ses actions en synergie avec ceux qui sont sur le terrain, et d’exercer un lobbying auprès des amis et alliés internationaux. Pour ce faire la Convention de la diaspora rencontrera toutes les personnalités et les formations politiques qui lui feront l’honneur de la recevoir pour en discuter au Gabon.

Je vous remercie.

Le secrétaire exécutif de la Convention de la diaspora gabonaise
Joël mbiamany-N’tchoreret

mardi 14 août 2012

La Convention de la diaspora gabonaise sera aux assises de la Conférence nationale souveraine.

La diaspora gabonaise est une communauté des Gabonais dispersés à travers différents pays. Ce sont des personnes qui ont essentiellement pour cadre d’existence et de vie à l’extérieur du Gabon. L’expatriation volontaire de ces Gabonais a pour source les répressions politiques, les effets des pratiques de mauvaise gouvernance, l’absence de liberté politique, le non-respect des droits de la personne et l’absence de conditions de vie et d’existence saines.

Malgré l’éloignement de leur pays d’origine et l’enracinement socioprofessionnel dans leur pays d’accueil, les Gabonais de la diaspora manifestent une forte conscience patriotique. Par celle-ci, ils revendiquent l’identité nationale de leur pays d’origine et la conscience ethnique de leurs parents, leurs ancêtres.

Pour servir les buts de cette revendication et notamment de l’attachement à leur terre natale, ils se constituent en association et en organisations sociales et communautaires. Dans ces organisations, les Gabonais de la diaspora entendent garder intactes les liens sociaux d’une origine sociologique commune et visent à s’en servir comme levier pour l’institution de leur vie et de leur existence. Le besoin de se reconnaitre et de se faire reconnaître Gabonais les entraîne à maintenir le lien avec leur pays de naissance et à y aspirer jouer un rôle économique, politique ou socioculturel.

En effet, justement, plusieurs Gabonais sont dans un sentiment d’un retour possible dans le pays natal ou restés ancrés dans le souvenir de leur famille élargie d’origine. Par la préoccupation qu’ils ont de cette famille, de la préservation des souvenirs qui fondent leur existence, ils sont dans le sentiment de la nécessite de faire quelque chose pour cette terre, cette famille qui les a vu naître. L’urgence de la situation sociopolitique et le besoin de résoudre les problèmes des conditions des précarités vécues par les Gabonais sont ainsi une cause d’engagement pour leur pays d’origine.

En cela, la constitution de la Convention de la diaspora gabonaise est, entre autres, une manifestation de la citoyenneté gabonaise pour la quête d’un meilleur avenir politique, la promotion des droits humains et des devoirs civiques qui en sont au fondement de toute citoyenneté.

Il est bien vrai que la citoyenneté, ses droits et ses devoirs s’exercent habituellement à l’intérieur des frontières de l'État-nation. Pourtant, les mouvements de migration moderne entamés à la fin des années quarante et la participation à des organisations transnationales montrent des formes de citoyennetés qui s’exercent à l’extérieur de l’État national avec une recherche d’incidence à l’intérieur de cet État.

La citoyenneté est issue d'importantes évolutions facilement identifiables. Élaborée au 17e siècle, caractéristique de l’évolution des États-nations capitalistes de l'Occident, elle est devenue avec la mondialisation un concept d’expression politique qui ne s’exprime plus dans un cadre territorial. Comme l’idée même d’État-nation évolue dans le cadre de cette intégration mondiale des communautés, la citoyenneté est dans une évolution mutante. Elle s’exprime partout et entraîner à s’engager à la lutte au-delà du cadre des douleurs dont on recherche la solution. C’est pour cela que de plus en plus, les droits citoyens sont revendiqués à l’extérieur du territoire national.

Assurément, si le capitalisme a transformé l'économie, les combats pour des droits politiques ont transformé les institutions étatiques. Subséquemment, même si les racines philosophiques du droit de cité plongent dans l'Athènes antique, le concept actuel de citoyenneté, né au Siècle des lumières, a pris la forme d'une politique de la souveraineté de l'individu.

Devenu citoyen du monde, il exprime et revendique sa citoyenneté la où il vit. En ce sens, même si plusieurs Gabonais possèdent diverses citoyennetés, ils sont fondamentalement attachés à celle de leur terre d’origine, le Gabon. C’est dans cette terre que se trouvent les parfums et les couleurs de leur institution comme individu. Tel ce saumon, ils sont ainsi de façon ponctuelle ou récurrente appelés à remonter le cours d’eau et le cours du temps pour aller se reproduire et sans doute trouver le chemin de leurs ancêtres où ils iront conter et faire le compte de leur passage sur terre de leur développement. C’est dans cet esprit que s’explique la volonté des membres de la Convention de la diaspora de prendre part au débat de la Conférence nationale souveraine au Gabon.

Le Gabon gagnera à considérer et à intégrer sa diaspora dans le débat sur l’avenir institutionnel du pays. Cette diaspora qui est constituée des membres occupant des fonctions et disposant d’une histoire socioprofessionnelle a une compétence et une expertise essentielle à l’essor du Gabon. La participation de la diaspora à la Conférence nationale souveraine vise non seulement à apporter une expertise, mais aussi, et surtout à participer au renouvellement de la classe politique dans la mesure où des reproches sont faits à la classe politique actuelle. Ce nouvellement n’implique pas le remplacement total des personnes politiques en place, mais une complémentarité pour au changement que souhaite l’ensemble des citoyens.

Les membres de la Convention de la diaspora entendent par conséquent participer aussi bien en aval qu’en amont du processus et du déroulement de la tenue de la Conférence nationale. En ce moment ils travaillent à faire de la Conférence nationale une réalité plutôt qu’un souhait ou un rêve. La Convention de la diaspora enverra plusieurs compatriotes à travailler pour la tenue et la réalisation des travaux de la Conférence nationale. Ces compatriotes seront autonomes financièrement et logistiquement. Ils afficheront une neutralité par rapport à la classe politique. Ils agiront néanmoins dans un esprit de collaboration et d’ouverture d’esprit entendu de tous.

Le débat national à venir concerne tous les Gabonais où qu’ils vivent. Personne ne devra être laissé en marge. Nous veillerons à cela.

Le Secrétaire exécutif CDG
Joel Mbiamany-Ntchoreret

samedi 11 août 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONVENTION DES GABONAIS DE LA DIASPORA

Les Gabonais de la diaspora ont organisé à Paris, durant trois jours, une réunion en vue de convenir de l’établissement d’une Convention pour donner naissance à une entité politique de concertation et de dialogue sur les problèmes politiques du Gabon. Cette entité vise à consolider l’engagement des Gabonais vivant à l’extérieur du pays afin qu’ils agissent avec plus d’efficacité pour conduire leur pays au respect de la liberté politique, de la démocratie, des droits humains, des droits de l’environnement et des principes de la bonne gouvernance. Après des âpres discussions, la Convention est parvenue à ratifier une Charte constitutive et à élire son bureau. Prenant acte de la déclaration faite, le jeudi 26 juillet 2012 à Libreville, par le porte-parole de la présidence de la République gabonaise qui déclinait la demande d'une sortie de crise par la tenue d'une Conférence nationale souveraine, la Convention considère que le Gabon est en crise multiforme. La tenue de la Conférence nationale souveraine est par conséquent inéluctable. Elle a pour cela établi un cadre stratégique pour que cette Conférence nationale souveraine se tienne malgré la volonté du pouvoir illégitimement établi.

Fait à Paris, le 11 août 2012

Le secrétaire exécutif de la
Convention des Gabonais de la diaspora

Joel Mbiamany-N’tchoreret